Article lié : l’évolution du concept de cognition
L’idée clé est que la cognition n’est pas un processus purement cérébral, isolé ou abstrait, mais que c’est un processus indissociable du corps et de son interaction avec l’environnement.
Illustration :
- Un joueur de tennis ne « calcule » pas mentalement la trajectoire de la balle : son corps agit directement en fonction de la situation (mouvements, perceptions, émotions).
- Un médecin ne raisonne pas uniquement avec son cerveau : ses gestes, son intuition et son expérience corporelle font partie de sa cognition.
Selon la cognition incarnée, la façon dont on bouge (gestes, posture) peut influencer la résolution de problèmes. Les émotions physiques (comme un nœud à l’estomac) jouent un rôle dans les décisions intuitives.
L’environnement est partie prenante de la cognition. Les outils (crayon, marteau, …) deviennent des prothèses cognitives. Ils transforment la façon dont on pense et on agit.
Enfin, il n’existe pas de séparation nette entre perception, action et raisonnement.
Illustration avec un pilote : ses gestes et ses réactions relèvent (en bonne partie) d’une cognition incarnée. Il pense aussi avec son corps et via les interactions avec son environnement. Les émotions qu’il ressent participent aussi sur sa cognition.
Parmi les théoriciens et auteurs : Francisco Varela, Eleanor Rosch et Evan Thompson, Margaret Wilson, Lawrence Shapiro.
Chez les auteurs francophones : Rémy Versace, Denis Brouillet, Guillaume Vallet
