La flexibilité cognitive, c’est à dire la capacité à s’adapter à des situations nouvelles, à changer de perspective, à passer d’une tâche (ou d’une façon de penser) à une autre de manière efficace et fluide est un pilier de l’apprentissage.
Elle permet de s’adapter, d’innover et de progresser dans un monde en constante évolution.
C’est un sujet que nous avons déjà abordé dans un article précédent : la flexibilité cognitive.
Mais comment travailler la flexibilité cognitive, en formation avec ses apprenants ?
Voici 5 activités pédagogiques simples (et concrètes), pour le faire.
La reformulation décalée : l’idée est de demander à vos apprenants de reformuler un concept ou un problème avec des mots différents, ou en adoptant le point de vue d’un autre personnage (ex. : un expert, un débutant, un client).
Le jeu de rôle « opposant » : l’idée est ici de simuler des situations où les apprenants doivent défendre un avis opposé au leur, ou résoudre un conflit en changeant de rôle (passer de collègue à responsable RH par exemple).
L’étude de cas « sans solution unique » : l’idée est d’encourager les apprenants à explorer plusieurs approches. Il n’y a pas qu’une bonne réponse. Au final, c’est (par exemple) le client ou l’utilisateur qui choisira.
Le Brainstorming inversé : l’idée est de demander aux apprenants de lister toutes les mauvaises solutions à un problème, puis d’en déduire les bonnes dans un second temps.
La carte mentale avec des connexions inattendues : l’idée est de créer une carte mentale collaborative (ou plusieurs plus petites) pour visualiser les liens entre les idées et ensuite d’encourager la création de connexions inattendues en introduisant de nouvelles variables (ex : « vous êtes un client » ou « vous êtes un concurrent », en quoi cela change la carte et les connexions ? Quelles menaces deviennent opportunités ?)
Ces 5 activités sollicitent la plasticité cérébrale et renforcent la capacité à « sortir des sentiers battus ». L’idée est à chaque fois de créer un environnement où l’erreur, le changement de perspective et/ou le changement de cap sont normalisés, voire même sont valorisés. L’apprenant doit comprendre qu’il peut (et même parfois qu’il doit) changer de regard et de stratégie pour résoudre des problématiques.
