La taxonomie de Bloom révisée a changé notre façon d’envisager les objectifs pédagogiques, les activités et les évaluations. Et notamment parce qu’elle s’intéresse aux processus cognitifs (dynamiques) alors que la taxonomie d’origine (1956) s’intéressait au niveau atteint (statique par essence).
Elle est parfois représentée sous la forme d’une somme de niveaux, d’une pyramide ou même d’un iceberg (cf. l’affiche de HEC Montréal).
Personnellement je préfère la schématiser sous la forme d’une tornade, une tornade cognitive.

En phase d’apprentissage, la cognition s’appuie sur nos connaissances. Elle les utilise de façon dynamique. Elle les projette vers des opérations mentales de plus en plus élevées et complexes.
La progression verticale montante part du concret (se rappeler, comprendre, appliquer) puis chemine vers l’abstrait (analyser, évaluer, créer).
Comme dans une tornade, le mouvement n’est pas plat : il y a une montée en intensité, en vitesse et en complexité, avec des éléments qui s’organisent autour d’un centre dynamique.
Dans une logique verticale descendante, la tornade sert plutôt à “repasser” par les niveaux inférieurs pour fixer les idées : on commence par une tâche abstraite et complexe, puis on redescend vers les éléments nécessaires pour stabiliser les acquis.
Cela revient à faire retomber progressivement les questions vers le terrain du concret, comme si l’on calmait le vortex pour vérifier ses bases et consolider ses repères.
Voici l’affiche (fichier PDF) à télécharger si vous souhaitez étudier ou réutiliser cette image.
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