En s’appuyant sur des figures comme Ulric Neisser (le père de la psychologie cognitive) ou Michael Posner (le spécialiste de l’attention) et sur des travaux de Sarah-Jayne Blakemore (UK) et Uta Frith (GER) sur le développement du cerveau et sur l’apprentissage, le psychologue et neuro scientifique français Stanislas Dehaene a émis une théorie « accessible » : les 4 piliers de l’apprentissage.
Selon lui, un apprentissage efficace repose sur 4 éléments fondamentaux :
L’attention : pour apprendre, le cerveau doit être concentré sur la tâche. L’attention permet de filtrer les informations pertinentes et de les traiter en profondeur.
L’engagement actif : l’apprentissage est plus efficace lorsque l’individu est actif, c’est-à-dire qu’il manipule, expérimente ou s’implique directement dans le processus.
Le retour sur erreur (rétroaction, feed-back) : les erreurs sont des opportunités d’apprentissage. Le cerveau apprend en corrigeant ses erreurs, ce qui renforce les connexions neuronales appropriées.
La consolidation : le sommeil (élément important) et la répétition espacée jouent un rôle clé dans la mémorisation à long terme. La consolidation permet de stabiliser et d’ancrer les nouvelles connaissances dans la mémoire .
Ces piliers visent à optimiser les méthodes pédagogiques, tant pour les enfants que pour les adultes.
Ils sont cohérents et complémentaires avec d’autres théories et travaux dans le domaine de l’éducation, notamment ceux de :
- Robert M. Gagné avec sa macrostratégie d’enseignement.
- Michelene Chi avec son modèle ICAP.
