La surcharge cognitive (également appelée surcharge mentale) se produit lorsque la quantité d’informations que notre cerveau doit gérer dépasse ses capacités de traitement.
Et c’est généralement au niveau de la « mémoire de travail » que les choses bloquent.
En tant que formateur, il est important de concevoir et d’animer des formations qui tiennent compte de ce phénomène.
Voici 5 pistes de réflexion :
1. La quantité excessive d’informations
Lorsque trop d’informations sont présentées simultanément à l’apprenant, il peut y avoir surcharge cognitive. La capacité de sa mémoire de travail est dépassée. Elle sature.
La solution : fractionner le volume d’informations (exemple : ne pas présenter simultanément 9 informations, mais présenter 3 lots de 3 informations).
2. Le manque de structuration de l’information
Une mauvaise organisation (visuelle notamment) des informations, comme des textes au kilomètre ou des tableaux pas assez épurés, va augmenter la charge cognitive. L’apprenant va devoir déployer plus d’efforts pour traiter et comprendre les informations. Il y a surcharge.
La solution : une présentation de l’information soignée avec des textes épurés et des visuels synthétiques.
3. Des objectifs pédagogiques trop ambitieux
Un objectif pédagogique trop exigeant sur le plan cognitif (proposer une marche trop haute dans l’escalier pédagogique) va nécessiter une attention accrue de la part de l’apprenant. Ce qui peut saturer ses ressources cognitives.
La solution : réduire la hauteur de la marche en proposant deux objectifs pédagogiques intermédiaires. Ne pas hésiter à le faire en « live » si vous constatez un blocage chez vos apprenants.
4. L’absence ou l’insuffisance de réflexions métacognitives chez l’apprenant
Les apprenants sans connaissances et/ou sans réflexions sur leur façon d’apprendre sont plus susceptibles de subir une surcharge cognitive. Ils sont plus démunis que les autres pour structurer efficacement de grandes quantités d’informations nouvelles.
La solution : des séquences où l’on « apprend à apprendre », un partage de bonnes pratiques sur le sujet.
5. La culture de l’urgence, la multiplicité des canaux de communication et l’hyperconnexion
Un environnement de travail perturbant peut contribuer à la surcharge cognitive en dispersant l’attention et en augmentant le volume d’informations à traiter.
La solution : une déconnection aussi bien matérielle (messagerie, smartphone) que spatiale (on éloigne les apprenants de leur poste de travail).
En synthèse (parce que vous surchargez sûrement) :
- Ne noyez pas vos apprenants avec trop d’informations.
- Structurez le volume d’informations et allégez au maximum vos écrans.
- Ne proposez pas d’objectifs pédagogiques trop ambitieux, scindez les si nécessaire.
- Prévoyez des moments où vos apprenants vont pouvoir travailler sur eux-mêmes (métacognition).
- Choisissez (si vous le pouvez) un environnement propice à l’apprentissage et dépourvu de perturbations.
- Pensez à proposer régulièrement des synthèses.

5 pistes (+1) pour limiter la surcharge cognitive chez vos apprenants